Technologies de confiance numérique
Expérimentation
Le niveau M2 correspond à des protocoles et premières comparaisons déjà conduits sur des périmètres internes maîtrisés (inventaire, chaînes de preuve, scénarios de migration). L'ensemble du périmètre n'est pas une capacité opérationnelle : certaines propriétés restent en structuration.
Ce qui doit rester démontrable
Quelle source a produit la mesure ? Quelle identité ou machine a agi ? Quelle transformation a été appliquée ? Quel modèle, quelle version et quelles hypothèses ont conduit au résultat ?
La confiance exige de relier ces éléments sans rupture, y compris lorsque le système est distribué, automatisé ou soumis à des changements de composants.
Ce que nous cherchons à éviter
Une architecture ne devient pas fiable par accumulation de mécanismes de sécurité. Nous cherchons au contraire à rendre explicites les dépendances, les horizons de protection, les responsabilités et les conditions de réversibilité.
L'objectif est de pouvoir distinguer une garantie réelle d'une simple affirmation de conformité ou de sécurité.
Notre recherche vise à préserver une continuité de preuve à mesure que l'information devient donnée, modèle, décision puis action.
Ce que nous structurons en interne
- Cartographie des usages cryptographiques et des dépendances.
- Doctrine de cryptoagilité et préparation à la transition postquantique.
- Provenance, intégrité et partage maîtrisé des données industrielles.
- Identités machines et relations de confiance dans les architectures distribuées.
- Journalisation, auditabilité et conservation des preuves.
- Évaluation critique des registres distribués selon la valeur réellement apportée.
Ce que nous ne revendiquons pas
La crédibilité implique de rendre visibles les limites.
- ✕Il n'existe pas de « sécurité miracle ».
- ✕Confiance, conformité et cybersécurité ne sont pas des synonymes.
- ✕Une blockchain n'est pas une réponse par défaut à un problème de traçabilité.
- ✕Nous ne nous substituons pas aux autorités ou évaluateurs réglementaires.
- ✕Une garantie n'a de valeur que si son périmètre, ses dépendances et ses limites sont explicites.
L'éco-ingénierie nous conduit à confronter chaque mécanisme de confiance à son utilité réelle, à son coût de cycle de vie, à sa maintenabilité et à la possibilité de revenir vers une architecture plus simple.
La meilleure architecture n'est pas celle qui accumule les garanties, mais celle dont les garanties sont suffisantes, explicites, vérifiables et maintenables.